Je viens de supprimer mon compte facebook. Définitivement.
J'ai dégagé mon compte comme on enlève une bande de cire sur une aine poilue. A un moment ou même moi je ne m'y attendais pas, pour ne pas avoir le temps d'hésiter. Et quand facebook m'a dit que la suppression de mon compte serait définitive, j'ai ri en pensant à toutes les données me concernant qu'ils avaient encore en stock, puis j'ai validé sans le moindre état d'âme.
Comme tout le monde, ça fait un moment que je me dis qu'il faut que j'arrête. Mais je n'ai jamais sauté le pas. J'avais toujours une bonne excuse. Facebook, c'est pour mon blog. Facebook, c'est le seul lien de contact que j'ai avec certaines personnes.
Bullshit.
Je n'ai jamais été capable d'invoquer d'autres "bonnes" raisons de rester sur facebook. Et en plus de ça, aucune d'entre elles n'est vraie. Si je regarde les statistiques de mon blog, non seulement elles sont loin d'être affolantes, mais en plus de ça, seule une infime partie de mes visites vient de facebook. Quant à la question du contact. Il y a certes des gens avec qui facebook est mon seul point de contact. Mais est ce que je communique avec eux? Non, jamais.
Alors pourquoi être restée sur facebook aussi longtemps? Pour de mauvaises raisons. Uniquement des mauvaises.
En premier pour tromper mon ennui. Dès que mon esprit se met à divaguer une seconde, je vais sur facebook, regarder les actualités de mes "amis". La plupart du temps, je n'y apprend rien, je ne découvre rien. Mais c'est plus fort que moi, dès que mon esprit se décolle c'est sur facebook que je le retrouve, à regarder défiler d'un oeil de poisson mort des actualités toutes plus insignifiantes les unes que les autres.
J'y vais aussi pour me mettre en scène. Des liens soigneusement sélectionnés, des photos tirées sur le volet, des commentaires et des "j'aime" soigneusement distillés, des statuts exagérément travaillés. Sur facebook, je veux être cette fille parfaite, cultivée, intelligente, drôle et jolie à qui il arrive tant de choses incroyables. Qu'importe si dans la vraie vie j'ai un QI de moule, que Cauchemar en cuisine me passionne, que je me bidonne au son de mes flatulences ou si j'ai un double menton, un oeil qui dit merde à l'autre, et que l'événement le plus remarquable de ma journée c'est cette piqûre d'araignée sur la fesse. Sur facebook, je me la joue. Je donne libre cours à mes pulsions narcissiques. Soyons honnêtes, je me touche.
Non contente de me tripoter en poussant des petits cris de plaisir, j'en rajoute avec une petite dose de sadisme. Facebook, c'est mon Confessions Intimes à moi. Quel bonheur de pouvoir m'affliger des statuts de untel qui confond son mur facebook et son rendez vous avec son proctologue! Quelle joie d'être scandalisée par unetelle qui raconte les détails les plus sordides de sa rupture amoureuse! Quel plaisir d'être horrifiée par trucmuche qui publie au vu et au su de tous des vidéos de ses enfants nus! Je suis la première à critiquer ceux qui se gargarisent de ses realityshows, mais ce qu'ils cherchent en regardant ces émissions putassières et de mauvais goût, je le trouve sur facebook. Ca me rassure, de voir que vous êtes (selon des critères que je me suis arbitrairement fixés afin qu'ils m'arrangent) pires que moi.
Facebook, c'est une sale petite habitude, qui me renvoie forcément au pire de ce que je peux être. Une réac moralisatrice et prétentieuse, toujours prompte à porter des jugements, mais incapable de se remettre en question. Une sale petite habitude que j'adore, comme on adore gratter un bouton de moustique jusqu'à avoir des morceaux de peau sous les ongles et du sang plein les doigts. Alors forcément, il arrive que ça se retourne contre moi. Le commentaire de trop, la mauvaise personne à blacklister, le statut mal interprêté. Je ne compte pas le nombre de facebookgate aux conséquences parfois très dures qui ont jalonné ma vie depuis 2007. Pourtant, rien jusqu'à aujourd'hui ne m'a conduit à l'irréparable. Fermer définitivement mon compte, et dire adios aux notifications.
Alors pourquoi aujourd'hui?
Aujourd'hui, ça a été la goûte d'eau qui a fait déborder la piscine olympique. Le commentaire de trop. Celui qui a outrepassé les limites de ma vie privée et de la décence. Quelqu'un que je connais "en vrai" s'est permis de porter un jugement sur ma vie intime, qui ne regarde que moi et ceux que j'estime être directement concernés a un endroit qui ne s'y prêtait pas. Dans ce commentaire, il ne parlait pas que de moi. ça m'a mis dans une rage folle. Pour qui est ce que tu te prends pour te permettre de faire ce genre de commentaire? Ou est ce que tu te crois pour parler ainsi de mon intimité? Qui tu es pour te permettre de juger la manière dont j'organise ma vie? De quel droit est ce que tu me donnes des leçons de morale? Je n'ai vu ce commentaire que quelques heures après qu'il ait été posté.
Au début, j'ai répondu, pour voir comment il réagirait. Puis, quelques secondes après, j'ai supprimé le post. Et là j'ai réfléchi, et j'ai compris. Ce commentaire désobligeant, je l'ai cherché. En me mettant en scène, en étalant un pan de ma vie tout en ayant la prétention de croire que je pourrais cloisonner. C'est impossible. Si on peut maîtriser l'image qu'on veut donner, on ne maîtrise pas celle qu'on a de nous.
Je sais que se sera dur. Le sevrage me demandera un peu de temps. Il va falloir que j'oublie ces sales petits réflexes. Mais cette fois, j'en suis sûre. Je ne reviendrais pas.
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dimanche 29 juillet 2012
mardi 30 novembre 2010
< 3 < 3
Il y a quelques jours, Biinett' ChOoupinet' m'a envoyé une friend request sur le réseau social en bleu.
Au début, j'ai failli ne pas accepter. Une fois, j'ai accepté une request venant d'une certaine Vaneyss Sexxii sur msn (pour voir), et j'ai eu l'honneur de converser avec une jeune fille aussi riche en vocabulaire que pauvre en habits, qui voulait absolument connaître mon numéro de carte bancaire, parce qu'elle était persuadée que comme ça, on pourrait faire plus ample connaissance. Evidemment, j'ai accepté, et j'ai dû montrer mes seins à ma banquière pour lui prouver que oui, on avait bien usurpé mon compte à l'insu de mon plein gré, et que non, l' augmentation mammaire qui apparaît sur mon relevé n'est en aucun cas de mon fait. Va savoir pourquoi, non seulement elle m'a cru, mais en plus elle m' a poursuivi pour avoir eu la volonté délibérée de provoquer la pudeur publique.
Mais, n'étant pas bégueule, et encore moins du genre à tirer leçon de mes expériences passées, je suis tout de même allée voir le profil de la sus nommée Biinett' ChOoupinet'. Et là, ô surprise! Point de racolage ou de tentative de vol de compte paypal: Biinett' ChOoupinet' n'est autre que Gwendola, ma cousine, 15 printemps au compteur. Par souci de voyeurisme pervers et de curiosité mal placée, j'accepte la demande d'amitié.
J'aime étudier mon prochain, le disséquer, l'analyser, et surtout le pointer du doigt en me gaussant. Ça me rassure de mettre à jour le moindre de leurs défauts et de me dire que finalement, je suis loin d'être la pire. Autant dire que l'arrivée de Biinett' ChOoupinet' dans la liste de contact de celle qui erre comme une âme en peine dans son appartement en bas de jogging et en polaire rouge en ruminant sur son statut de glandeuse grassement (lol) rémunérée par l'Etat tombe à point nommé.
Gwendola est toute mignonne. Elle pense que "paramètres de confidentialité" veut dire "j'adore les poneys" dans la langue de Sheakspeare... euh... Justin Bieber. Gwendola a une collection de photos de profil prises par elle-même qui n'a d'égal que le nombre de muscles qu'elle actionne pour faire sa plus belle duck face. Gwendola pense que son fer à lisser est son meilleur ami. Gwendola a lu quelque part que les headbands étaient à la mode, et c'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde. Gwendola a 973 amis. Gwendola, elle pose collé-serré contre sa copine Mélinda en prenant un regard qui crie braguette, alors qu'il y a fort à parier qu'elle n'a pour l'instant (du moins j'espère) jamais vu l'ombre d'une bistouquette. Gwendola et son profil ouvert à tous vents doivent faire le plaisir d'une bonne paire de pervers de l'internet en toute impunité. Ah les joie du concept de vie privée dans l'esprit des enfants! Et surtout, notons que Gwendo a une très grande famille: pas moins de trois ou quatre mamans, une vingtaine de frères et soeurs et peut être autant d'enfants, si ce n'est pas plus. Et pendant ce temps là, l'Addass ne fait rien et on nous emmerde avec Hadopi, si ce n'est pas scandaleux.
Quand on a une famille aussi nombreuse et aussi décousue, on a quelques séquelles. Chez Biinett' ChOoupinet', ça se manifeste dans son langage. Au début, j'ai pensé que maîtriser aussi bien le Swahili à seulement 15 ans, c'était tout de même digne d'être souligné. Puis j'ai réalisé que point du tout: Gwendola s'exprime dans sa langue maternelle. La même que la mienne. Le français donc. Non parce que c'est pas évident de s'en rendre compte. Gwendola crache sur la grammaire et l'orthographe à grand coups de voyelles doublées et de majuscules au milieu des mots. La ponctuation, c'est pour les pecnos, les jeunes, il mettent des smileys. Et à l'envers s'teuplé, histoire de te renvoyer pleurer avec ton bescherelle toi, adulte avec ton pauvre :). Gwendola, elle te balance sans vergogne que sa "1ère semaiine de stage enfiin fiinii =D maiis une treii bne semaiine avec une bonne ambiiance ^^".
Tu crois que tout est perdu. La bonne santé du monde reposant évidemment sur la façon dont tu épelles le mot "suppositoire", c'est la fin des haricots, on va tous crever. Heureusement, Gwendola, te redonne espoir: s'il n'y a plus d'orthographe, au moins il y a de l'amour. Par quintaux. Ça suinte par tous les orifices. Il y a évidemment les remerciements effrénés de ses amis (trop merci ma choupinette d'amour de mon coeur de ma vie d'être venue au monde. ça fait 12 minutes qu'on se connaît, mais toi même tu sais, ma vie sans toi, c'est comme de la purée mousseline sans lait <3 <3) (je vous épargne l'orthographe, écrire d'jeunz est un don que je n'ai pas). Gwendola n'est pas en reste: elle aussi lance de l'amour à tour de bras. Même si elle "aime secouer son blanco pendant les contrôles pour faire chier le monde", elle est "adepte des papouilles"elle pense que "les femmes, c'est difficile de vivre avec mais c'est impossible de vivre sans". Ah oui, et elle aime sa maman aussi. Malheureusement, aimer ne veut pas forcément dire avoir du goût. Sinon, il y aurait probablement moins de références à Sherifa Luna à Ke$ha ou à Taylor Swift sur son profil. Gwendola a le sens des priorités: elle pose toujours les genoux en dedans et à noël, elle a commandé une Mini. Ah et elle est en couple avec Pétula. Non, non, pas pour de vrai, juste sur facebook.
Si je remets les choses en perspective, moi, à 15ans, j'aurais vendu ma mère pour avoir des dreads, je me fringuais avec les nippes que mon père portait pendant son service militaire, je n'avais pas de portable, et mon idole, c'était Thom Yorke (Creep, il l'avait carrément écrit pour moi, on était en connexion cosmique), et j'étais fan de RATM.
La jeunesse, c'est comme les saisons. Il y en a plus ma petite dame.
mercredi 10 novembre 2010
Friendship 2.0
On vit une époque formidablement 2.0. Personne sait ce que veut dire deux point zéro exactement, mais on s'en cogne puisque tout ce qui est 2.0 est excessivement cool au point d'être sur le point de devenir über ringard (un peu à l'image du mot "über" finalement).
On est connectés partout, tout le temps: je peux skyper Bertrude et en même temps lui envoyer un sms tout en postant une vidéo de morse qui fait de l'aérobic sur son mur facebook tout en retwittant son menu du midi (mes followers ne doivent en aucun cas manquer ça: elle a mangé du chou farci. Tu le vis ça? Du chou farci!). Tout ceci sonne comme une merveilleuse utopie, ou toi et tes amis vous ne formez plus qu'un grâce au monde merveilleux de l'internet et de ton smartphone. Comme si tu vivais dans les années 70, en communion totale avec tes potos, tous tous nus au milieu des chèvres, le bédo au coin des lèvres et la fleur dans les cheveux, mais chez toi en pyjama, dans le bus en veste de tweed, ou au travail en costume à rayures tennis et en cravate diable de Tasmanie (j'y peux quelque chose moi si tu te sappes comme un vieux comptable?). Et ne va pas croire que ça t'isole. Parce que quoi de plus alléchant qu'une soirée IRL à ragoter sur le statut de untel, à disserter sur le tweet de bidule et à analyser la profile pic de machine?
Non, vraiment, l'aire de la surcommunication c'est tout de même fantastique. C'est simple, les seuls moments ou tu n'es pas en train de partager avec tes amis, c'est que tu les a au téléphone. Ou (comble du comble), que tu bois des bières avec eux pour débriefer ta semaine numérique.
Présenté comme ça, on a un peu l'impression de vivre dans un pays ou les petits lapins font des cupcakes avec des chatons et ou les poneys font caca des paillettes. Sauf que non.
L'amitié 2.0, c'est juste impossible à gérer. Journée type:
9h00 Fraîche comme une jeune rose, et pleine de bonnes résolutions, tu te dis que tu vas consulter tes mails perso juste comme ça vite fait en arrivant. Tu te connectes à Gmail. Sauf que Gtalk est activé (c'est en cas d'urgence). Et que Bertrude est online:
Bertrude: Coucou viel escarre! (entre Bertrude et moi, c'est très affectueux)
Almira: Peut pas parler suis au boulot bye
Bertrude: Noooooon! attends! c'est terrible! c'est affreux! c'est dramatique! sauve moi!
Almira: Quoi? (fais vite, j'ai plein plein plein de travail, faut quand même que je mérite mon salaire)
Bertrude: J'ai un herpès génital!
Et voilà comment ruiner une matinée de travail. Comment voulez vous que j'abandonne Bertrude à son triste sort alors que je ne sais pas qui lui a filé la chtouille, ni comment elle l'a rencontré, ni quand, ni ou, ni comment, et que j'ignore tout du physique et des performances de cette MST? Résultat des courses, à 13h00, j'ai même pas ouvert la boite mail pro. Puis comme c'est l'heure de la pause déj, c'est pas maintenant que je vais m'y mettre.
13h04, à la boulangerie, alors que j'attends que mon panini saucisse-3 fromages et que j'hésite entre un beignet au nutella et une religieuse au chocolat pour le dessert (ouaip, je fais gaffe à ma ligne moi), je reçoit un SMS. C'est Philémone : "Doux jésus! sur facebook! c'est affreux!". Apparemment, ça chauffe sévère sur le réseau social bleu. ça tombe bien, j'ai un forfait wap illimité, je vais voir. Rien à foutre si ma chef profite de ma pause pour pointer du doigt mon manque de productivité.
13h27: je trouve enfin l'objet du délit. Rodrigo, rencontré lors de la soirée open bar / closed dignity samedi dernier, avait un appareil photo. Et il s'en est servi le bougre. Et apparemment il est autant prompt de l'obturateur que du tag. Même le pâté que j'ai posé a la sortie du bar a été marqué. Supair. Je lui envoie un mail, gentil et tout, ou je lui demande expressément de retirer ces photos tout de suite sinon je lui latte les gencives à coup de gourdin. Il me répond, tout aussi expressément "lol. Non. :-P". Ok. Sentence suprême. Rodrigo, j'le connais pas, j'l'ai vu deux fois, il s'avère qu'il est aussi moisi que le fond de rillette qui squatte mon frigo depuis août. Je le supprime, ni vu ni connu.
15h04: je prend une pause. je vais sur hotmail, c'est là que je reçois mes mails vente privée, et justement, j'ai un besoin irrépressible de m'acheter une cocotte en fonte.
17h12: finalement, à défaut d'une cocotte en fonte j'ai acheté un pull Ed Hardy. Je poste le lien sur Facebook, j'ai trop envie de me faire liker par mes cops. Résultat des courses: 6 commentaires, dont 4 insultant mon goût pourtant très sûr, 1 m'interrogeant sur ma santé mentale, 1 me conseillant l'adresse d'un bon ophtalmo, et le dernier à base de petits smileys qui rigolent.
18h23: de retour chez moi. j'allume mon laptop, il est temps de partager avec le monde le contenu de mon sac carrefour market: des yaourts et une boite de tampax. J'aime.
18h24: Oh! un mail facebook! C'est Bertrude! Elle tenait à m'informer que ça la gratouillait plus et qu'elle est bien contente. Et que c'est grâce à un cataplasme de moutarde et de lait en poudre. Elle a trouvé la recette sur Doctissimo. Oh! un autre mail! C'est Philémone! Elle me dit que Rodrigo a trop mal pris son évincement de mes amis facebook et que sur son mur, il me rhabille pour les 3 hivers à venir. Pour la remercier de m'avoir donné l'info, je lui envoie un petit smiley et un petit coeur.
18h25: Rodrigo est un gland, il n'a pas bloqué son mur. Ce qui me permet de constater qu'effectivement, son statut facebook se présente comme suit: "Almira n'est qu'une salope adipeuse qui pue des pieds et qui est velue du dos". Je lui envoie un mail poli et tout ou je lui dis d'aller se faire poser des implants mammaires sur les omoplates, parce qu'il n'y a que comme ça qu'il pourrait gagner en intérêt. Je lui dis aussi que si je le croise je l'énuclée avec les dents. Il me répond d'aller me faire mettre par un bouc. Je lui réponds que je préférerait avoir les hémorroïdes de ma grand mère en fond d'écran que de devoir passer ne serais-ce qu'une seconde dans la même pièce que lui. Il me répond que c'est celui qui dit qui est.
19h43: Je reçois un texto de Philémone. Elle est limite nervous breakdown. Elle supporte pas l'idée que je la raye de ma vie comme ça pour si peu. Je demande des explications (comprendre je lui envoie trois points d'interrogation par SMS). Elle me renvoie un message tremblotant et misérable: "bé oui, tu fé la gueule, tu répon pa".
20h12: Effectivement, je constate que MSN est allumé, que mon statut est sur "je suis connectée, collée à l'ordi, et si je te réponds pas c'est que tu es mort pour moi, mollusque avarié", et que j'ai 4 messages non lus de Philémone:
15h07 Philémone: Hello!
15h14 Philémone: T là?
18h23 Philémone: Kikoo!!
18h37 Philémone: Maaaaaiiiiiiis euuuuuuuh, pourquoi tu me parles pas? Entre nous c'est plus comme avant! tu m'ignores, tu me snobes, tu me délaisses! Ma vie se vide de son sens, elle ne vaut plus la peine d'être vécue. A quoi bon puisque de toute évidence tu me détestes, que je suis insignifiante à tes yeux. Alors que ton CD de Rihanna , j'allais te le rendre! De toute façon, c'est mieux comme ça. T'es qu'une connasse, tu sais même pas t'habiller, tu vas chez Ed Hardy. Vielle merde. Va crever. Raclure.
23h47: Philémone a compris que je n'avais aucunement l'intention de l'évincer. Pour lui prouver, j'ai dû lui céder mon pull Ed Hardy. Rodrigo, lui, continue de m'envoyer des menaces de mort. Berdrude, quant à elle, est tout à fait guérie: elle bombarde mon mur facebook de photos d'étrons d'éléphants que je m'empresse d'effacer aussitôt. Pour la calmer, j'ai dû lui transférer un des mails que Rodrigo m'a envoyé. Son nouveau type, la MST, l'a très mal pris, et Bertrude pour rigoler lui a donné mon adresse. Un gorille à l'hygiène génitale douteuse est présentement en train de tambouriner à ma porte en me menaçant de m'enfoncer son majeur dans ma narine droite jusqu'à ce que mort s'en suive.
Et moi, je suis épuisée.
Je mangerai bien des sushiens. ouaf.
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