| qu'est ce qu'on ferait pas pour les beaux yeux de son cul... |
Il y a quelques semaines, j'ai eu une conversation avec mon cul.
Ca donnait à peu prêt ceci:
- hé Almira! Almira!
- Oui? qui me parle?
- Fais faire un quart de tour vers l'arrière à ta tête, et baisse-la un peu... là... voilà. C'est moi, ton cul.
- Mais tu parles? (ouais moi aussi au début j'ai trouvé ça assez décontenançant d'avoir le popotin doté de parole. Mais finalement, étant donné que ma bouche ne sort que de la merde, pourquoi pas après tout...)
- Oui je parle. Sauf que comme la plupart du temps t'es assise sur moi, j'ai un peu du mal à m'exprimer vois tu!
- Certes, certes... Qu'est ce qui t'arrive, Cucul? (C'était ça ou Trouduc, ce qui aurait été nettement moins affectueux)
- Je me sens mal dans ma peau. Regarde, je suis tout flasque. Je ressemble à un flamby. C'est minable, je me déteste.
- Oh mais non, faut pas dire ça Cucul, je t'aime bien tel que tu es! Tu es très confortable et moelleux, ce qui est notamment bien pratique quand je fais du vélo ou que je dois m'asseoir sur des bancs en pierre. Je t'aime Cucul.
- Tatata Almira. Moi ça ne me convient pas. Je veux pas être moelleux. Je veux être ferme et tonique. Je veux pouvoir casser des noix de coco. Je veux être comme le cul de Jean Claude Van Dame
- Des noix de coco? Des petites noisettes à la rigueur, mais des noix de coco, quand même...
- Oui bon on s'en fout Almira. C'est sérieux ce que je te dis. Tu m'a rendu flasque. Et je t'en veux pour ça.
- Oh de suite, c'est de ma faute, c'est un peu facile ça...
- Ah ouais? Rappelle moi ce que tu as mangé hier?
- Ah bah, les restes d'une Pizza 4 fromages qui trainaient dans le frigo, des spéculoos, des linguine au pesto et au gruyère, du fromage de chèvre, des chips, des olives, du pain, du nutella, des bichocos, des anchois, des petits suisses, du chocolat noir, du jambon, des...
- Ca va, ça va on a saisi! Et t'as bu quoi?
- Du coca et de la Bière.
- Donc c'est ta faute. Faut que tu répares ça.
- Ou sinon?
- Je me mettrai à la trompette. Aux moments les plus incongrus.
Voilà comment mon cul m'a convaincu de me reprendre en main. En même temps, faut dire qu'il n'avait pas tort. Lorsque je tâte mon grand fessier, je m'enfonce deux phalanges dans une sorte de matière spongieuse pas vraiment esthétique. J'ai donc décidé de me reprendre en mains.
Comme il est absolument hors de question que je change mon alimentation absolument irréprochable, j'ai fais le choix de me remettre au sport. Je le redis: AU SPORT. Imagine un peu Martine Aubry en cuissardes sur un char LGBT un peu olé olé à la gaypride, et tu conprendra combien il est incongru d'associer le concept de sport au concept d'Almira. Mais il faut ce qu'il faut. C'est ça ou mon cul prendra son indépendence et s'exprimera en public en se passant de ma permition. Le chantage ça te conduit aux pires des extrémités.
Je suis donc allée à la salle de sport. Pour faire ça:
Non, je déconne, parce que moi, c'est pas quand je fais du sport que j'ai une tête de chaudière, c'est quand je récure mon four et que je m'épile la moustache.
Je suis allée à la salle de sport, transpirer d'endroits étranges (la gorge et le dessus des cuisses) et gênants (la raie des fesses. Que celui qui ne transpire jamais du cul me jette la première pierre). Je suis allée à la salle de sport rendre ma figure toute rouge et souffler comme un boeuf.
Pour le moment, Cucul n'est pas moins spongieux, rapport que l'été reste la saison idéale pour les Haagen Dazs aux noix de macadamia, mais au moins, il est tellement courbaturé qu'il ferme sa gueule.
Je suis allée à la salle de sport, transpirer d'endroits étranges (la gorge et le dessus des cuisses) et gênants (la raie des fesses. Que celui qui ne transpire jamais du cul me jette la première pierre). Je suis allée à la salle de sport rendre ma figure toute rouge et souffler comme un boeuf.
Pour le moment, Cucul n'est pas moins spongieux, rapport que l'été reste la saison idéale pour les Haagen Dazs aux noix de macadamia, mais au moins, il est tellement courbaturé qu'il ferme sa gueule.